Le Syndicat National des Artistes Tatoueurs
Le Syndicat National des Artistes Tatoueurs

Le Syndicat National des Artistes Tatoueurs

Le SNAT ou Syndicat National des Artistes Tatoueurs a été fondé en 2003 par Tin-Tin et Rémy. Leur but est de faire reconnaître les tatoueurs en France.

Tin-Tin : Président et fondateur

Source : Site du Syndicat National des Artistes Tatoueurs

Rémy : Trésorier et fondateur

Source : Site du Syndicat National des Artistes Tatoueurs

Leur objectif est de défendre le tatouage, que l’État reconnaisse cette profession comme étant des artistes à part entière. Le logo a été dessiné par Tin-Tin mettant en avant le dermographe, outil incontournable pour les tatoueurs.

Source : Site Paper Blog
Source : Site du Syndicat National des Artistes tatoueurss

Il s’agit d’une association comptant 1500 adhérents. Les membres du Syndicat sont composés d’artistes, d’organisateurs de conventions, les fournisseurs et fabricants, etc.

Il y a également des membres d’honneur comme des avocats, professionnels de santé, etc.

Juste après sa création, en juillet 2003, le syndicat propose une charte d’hygiène. Elle deviendra, par la suite, une référence pour les autorités de contrôle.

En parallèle de la charte d’hygiène, les membres du syndicat se donnent à 100% dans leurs tâches. En collaboration avec des avocats, ils œuvrent pour interpeller le gouvernement (réglementation inadaptée, les encres utilisées, etc.).

En 2004, le SNAT redouble d’engagement. Ils lancent tout d’abord une pétition contre les mesures qui doivent être prochainement imposées aux tatoueurs. Le président sera reçu par le ministère de la santé et reçoit la promesse d’être associé aux projets de réglementation.

Parallèlement, les services de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé travaillent avec eux sur les alertes sanitaires.

L’un des avocats travaille ardemment sur la TVA dans le but d’obtenir la TVA à 5,5% pour les tatoueurs.

Tout ce qu’ils ont mis en œuvre et leur travail actif au niveau de l’État n’a pas de réel aboutissement. Ils organisent une manifestation pour faire bouger les choses le 3 décembre 2005 devant le ministère de la Santé. Cela restera une date historique dans le monde du tatouage.

Le texte avec les bonnes pratiques d’hygiène n’apparaitra finalement qu’en 2009 pour une mise en œuvre aussi bien pour les tatouages que pour les piercings.

La pétition européenne

Dernièrement, le SNAT a lancé une pétition pour maintenir l’utilisation de certains pigments dans les encres.

En fin d’année 2021, l’Union Européenne avait pris la décision d’interdire 25 pigments devront être interdits. Le but était de laisser le temps aux fabricants et fournisseurs de trouver des alternatives. Cette décision a été prise dans le cadre de la protection de la santé humaine. Certains pigments pourraient migrer vers différents organes. À ce jour, aucune étude n’a été faite sur ce sujet.

Source : Site du Syndicat National des Artistes Tatoueurs

Pour contester cette décision, le SNAT a donc lancé sa pétition qui a atteint plus de 175 000 signatures. L’argument premier étant qu’il n’y avait pas réel raisonnement ou étude scientifique derrière cette décision prise par l’UE.

La pétition leur a permis d’être invités en décembre 2021 au Parlement européen pour s’exprimer sur le sujet. Cela n’a pas aboutit malheureusement. 

Source : Facebook du SNAT

Ces 25 pigments sont donc censés être interdits depuis début janvier. Cependant, la situation à ce sujet est encore assez floue pour beaucoup de professionnels.

Malgré tout, et comme l’indique leur post facebook, la bataille continue. Il y a encore de l’espoir …

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